Collège Albert LONDRES

Qui était Albert LONDRES ?

Notre collège porte le nom du célèbre journaliste français du XIXe siècle : Albert LONDRES. Albert LONDRES est né le 1er novembre 1884 à Vichy et est mort le 16 mai 1932 dans le golfe d’Aden.

En 1906, il commence une carrière de journaliste parlementaire au quotidien Le Matin. C’est au début de la Première Guerre mondiale, en 1914, qu’Albert Londres se révèle être un reporter talentueux, fin observateur et plume précise et acérée. Il poursuit ses reportages ensuite à travers le monde, notamment la Russie et l’Asie.
En 1923, il se rend en Guyane où il visite le bagne aux Îles du Salut, à Cayenne et à Saint-Laurent-du-Maroni. Décrivant les horreurs de ce qu’il voit, son reportage suscite de vives réactions dans l’opinion mais aussi au sein des autorités.

-* « Il faut dire que nous nous trompons en France. Quand quelqu’un – de notre connaissance parfois – est envoyé aux travaux forcés, on dit : il va à Cayenne. Le bagne n’est plus à Cayenne, mais à Saint-Laurent-du-Maroni d’abord et aux îles du Salut ensuite. Je demande, en passant, que l’on débaptise ces îles. Ce n’est pas le salut, là-bas, mais le châtiment. La loi nous permet de couper la tête des assassins, non de nous la payer. Cayenne est bien cependant la capitale du bagne. (…) Enfin, me voici au camp ; là, c’est le bagne. Le bagne n’est pas une machine à châtiment bien définie, réglée, invariable. C’est une usine à malheur qui travaille sans plan ni matrice. On y chercherait vainement le gabarit qui sert à façonner le forçat. Elle les broie, c’est tout, et les morceaux vont où ils peuvent. »

Et le récit se poursuit :

-* « On me conduisit dans les locaux. D’abord je fis un pas en arrière. C’est la nouveauté du fait qui me suffoquait. Je n’avais encore jamais vu d’hommes en cage par cinquantaine. […] Ils se préparaient pour leur nuit. Cela grouillait dans le local. De cinq heures du soir à cinq heures du matin ils sont libres – dans leur cage. »

Au bagne (1923)

Les publications du reporter Albert Londres mettent l’institution du bagne en sursis. En 1936, le Front populaire décide d’interrompre le transfert des forçats vers la Guyane. À la chute du Front populaire, Gaston Monnerville envoie un dernier convoi au bagne en 1938. Si le bagne fut officiellement supprimé en 1938, ce n’est qu’en 1953 que les derniers forçats rentrèrent en métropole.
En tout, 15 000 hommes et femmes ont été « relégués » et 52 000 « transportés » au bagne. La plupart en sont morts.

Albert LONDRES meurt à la suite de l’incendie du Georges Philippar, paquebot de la Compagnie des messageries maritimes dans la nuit du 15 au 16 mai 1932 dans le golfe d’Aden (auj. Yémen) alors que le navire le ramenait de Chine où il avait effectué une longue enquête.

À la mort d’Albert Londres, sa fille, Florise Martinet-Londres, décide de créer un prix à sa mémoire. À partir de 1933, le prix Albert-Londres couronnera chaque année, à la date d’anniversaire de la mort d’Albert Londres, les meilleurs « grands reporters » francophones de moins de quarante ans. Il se décline en trois catégories : Prix de la presse écrite, Prix audiovisuel, Prix du livre.

Eduscol

Collège Albert Londres
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